Si Pixar faisait un jeu vidéo, il s’appellerait Keeper

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Dans le très original Keeper, on incarne littéralement un phare, assisté d’un oiseau. Le nouveau titre de Double Fine raconte beaucoup avec zéro mot. Et il pourrait constituer une belle parenthèse lors de sa sortie en octobre, en plein tumulte.

Si vous vous intéressez aux personnes qui créent les jeux vidéo, alors le nom Tim Schafer vous dit forcément quelque chose. On lui doit des jeux cultes comme The Secret of Monkey Island, Maniac Mansion: Day of the Tentacle ou, plus récemment, Psychonauts 2. Il était présent à la gamescom 2025 pour présenter le nouveau projet du studio Double Fine, propriété de Microsoft. Intitulé Keeper et imaginé par Lee Petty, il nous propose d’incarner… un phare. Oui, le bâtiment censé diriger les bateaux dans la nuit.

Laissé à l’abandon, le héros atypique est réveillé par un étrange oiseau, qui va lui servir de compagnon de route pour voyager jusqu’au centre de l’île. Keeper est une aventure muette, un comble quand on sait que le studio Double Fine adore les dialogues et que Tim Schafer est un auteur génial. C’est tout l’enjeu pour les développeurs : faire passer des émotions et faire comprendre des choses, autrement qu’avec des mots. Ils y parviennent grâce à un gros travail sur les animations.

Keeper // Source : Xbox Game Studios
Keeper // Source : Xbox Game Studios

Le phare de Keeper est terriblement crédible

Dans sa manière de donner vie à un objet normalement inanimé — ici, un phare –, Keeper rappelle beaucoup ce que fait Pixar dans nombre de ses films. Les mimiques, les expressions qu’on devine de son « visage » et les hésitations dans ses mouvements sont terriblement crédibles, conférant alors une sacrée personnalité à un héros sans équivalent. On a presque l’impression d’incarner la fameuse lampe de Pixar, mais au format géant, le tout dans une ambiance surréaliste décrite comme « étrange mais chill » (comme Psychonauts 2, finalement). Autant dire que Keeper ne manque vraiment pas d’identité, en compensant ses silences par une délectable force visuelle.

En termes de mécaniques de gameplay, Keeper entend maximiser à 100 % le potentiel de jouer un phare, logiquement capable… d’éclairer. Le faisceau ainsi dirigé permet d’activer une palanquée d’éléments. Ici, on se contentera de révéler une petite saynète qui donne de la vie aux environnements. Là, on pourra éblouir une créature pour la faire bouger. Bien évidemment, certaines portions des décors, très jolis, réagissent à la lumière. Connaissant la capacité de Double Fine à pousser loin ses concepts, on ne devrait pas être au bout de nos surprises.

Keeper // Source : Xbox Game StudiosKeeper // Source : Xbox Game Studios
Keeper // Source : Xbox Game Studios

Il y aura aussi des interactions entre le phare et son étrange compagnon volatil. Ainsi sera-t-on amené à l’envoyer à des endroits clés pour déclencher des situations utiles à la progression. Le phare aura d’ailleurs plus d’un tour dans son sac, entre son aptitude à planer sur une courte distance (oui, oui) puis, carrément, l’opportunité de manipuler le temps. On a pu voir que trente minutes de Keeper, merveilleusement bien présentées par Tim Schafer himself, mais ce laps de temps fut suffisant pour donner envie de jouer. Si toutes ces petites idées s’enchevêtrent bien, alors on pourrait avoir cette grande bulle de respiration dont on a besoin en fin d’année. Keeper est en effet prévu pour le 17 octobre.

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