Non, la voiture électrique ne recule pas : l’Europe atteint déjà un million de ventes en 2025

7 Min Read


L’Europe accélère sa transition : +24 % de ventes de voitures électriques sur sept mois, et déjà plus d’un million d’unités immatriculées.

L’électrification du parc automobile progresse en Europe. Même si de nombreux clients s’orientent encore vers des véhicules hybrides ou hybrides rechargeables, la part de l’électrique progresse par rapport à l’année dernière : +39,1 % sur le seul mois de juillet 2025, et +24,2 % sur le cumul des sept premiers mois.

Les chiffres mensuels publiés ce 28 août par l’ACEA permettent d’observer que beaucoup de pays progressent. Rares sont les pays à afficher une baisse, et le seul gros marché à la peine est la France. Mais ceci n’est pas anormal quand on connaît le contexte spécifique de 2024.

Une tendance durablement inversée face au diesel

À la même période en 2024, le diesel devançait encore d’une courte tête les voitures 100 % électriques : 835 836 voitures diesel contre 814 992 électriques sur le cumul annuel. C’est au mois de septembre 2024 que l’électrique a fini par dépasser symboliquement les ventes de véhicules diesel. Et c’est probablement à ce niveau que l’on voit que les choses ont vraiment commencé à bouger dans toute l’Europe.

Point de ventes Tesla à Shanghai  // Source : Tesla
Des résultats plus qu’encourageant pour le secteur // Source : Tesla

Depuis, le diesel n’est plus jamais repassé devant. Sa part de marché est réduite à 9,5 % juste devant les hybrides rechargeables qui semblent avoir retrouvé un second souffle en 2025, probablement grâce à l’arrivée de nouveautés chinoises particulièrement bien positionnées en rapport qualité-prix.

La part de marché des véhicules électrique est de 15,6 % sur le cumul annuel 2025, et ce, sans compter le Royaume-Uni et la Norvège ; en les incluant, la part des électriques grimpe à 17,4 % (contre 8,3 % pour le diesel). L’électrique est la troisième motorisation plébiscitée derrière l’hybride (y compris les hybrides légers) et l’essence.

Pourquoi la France fait-elle partie des six pays en baisse ?

La France affiche une baisse de 4,3 % sur le cumul annuel de janvier à juillet. En revanche, la part de de marché des VE est passée en même temps de 16,9 % à 17,5 %, car les autres motorisations ont encore plus lourdement chuté. Par ailleurs, les immatriculations en juillet 2025 sont en progression de 14,8 %. Il faut donc veiller à prendre les chiffres dans leur ensemble.

Comme nous l’avons régulièrement expliqué dans l’analyse des données du marché français et européen, c’est l’effet pervers du leasing social (première édition). Le premier semestre 2024 avait donc accumulé plus de volumes de livraisons que d’accoutumée, ce qui se ressent quand on compare à la même période en 2025. Néanmoins, le leasing social 2025 débutera d’ici un mois, le 30 septembre) et nul doute que les effets sur les statistiques d’immatriculation seront visibles, notamment sur les trois derniers mois de l’année.

Renault 5 e-tech // Source : RenaultRenault 5 e-tech // Source : Renault
La Renault 5 a bien aidé au dynamisme du marché français // Source : Renault

La France est le seul gros marché à afficher cette baisse, par rapport à l’année précédente. Les autres pays sont des marchés automobiles beaucoup plus restreints, comme la Croatie, l’Estonie, Malte ou la Roumanie, où quelques dizaines d’unités en plus ou en moins affichent une variation qui peut sembler importante. Enfin, le Luxembourg affiche aussi un léger recul de la part de marché des voitures électriques, passant de 26,2, % à 25 %.

Certains pays réfractaires affichent de belles progressions, mais insuffisantes

L’Espagne affiche une hausse de 89,6 % des véhicules électriques immatriculés pour 2025. Le pays étant le 4 marché européen en matière de volume, on aurait pu espérer des résultats spectaculaires. Hélas, c’est l’un des pays où la transition a du mal à prendre. En 2024, cela ne représentait que 28 973 véhicules, et désormais plus de 54 927 en 2025, c’est peu, mais en progrès et doublant aussi la part de véhicules diesel du pays.

L’Italie est dans la même situation. Même si la progression est de 29 % pour les voitures électriques, et que la part de marché augmente sensiblement, le deuxième marché automobile, devant la France, traîne toujours des pieds. En Italie, les hybrides rechargeables (PHEV) devancent les électriques, elles-mêmes devancées par le diesel et les autres motorisations (GNV, GPL ou éthanol…). Il est trop tôt pour se réjouir pour ce marché.

Il reste quand même surprenant de voir à quel point les immatriculations de voitures électriques ont augmenté partout en Europe, bien loin des prévisions pessimistes de certains analystes qui prédisaient une chute rapide de ces voitures. Depuis que l’Allemagne a repris des couleurs, c’est toute l’Europe qui semble mettre du cœur à l’ouvrage. Les pays nordiques continuent d’entretenir leur avance, mais il y a un frémissement un peu partout sur le continent.

Toute l'actu tech en un clien d'oeil

Toute l’actu tech en un clin d’œil

Ajoutez Numerama à votre écran d’accueil et restez connectés au futur !




Source link

Share This Article
Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *