Suite de l’un des jeux les plus déjantés de ces dernières années, High On Life 2 repousse les limites du n’importe quoi. Et ce n’est pas pour nous déplaire. Nos impressions, en direct de la gamescom 2025.
En avançant dans un endroit appelé la Murdercon (le festival du meurtre, donc), je me rends compte que le bâtiment rappelle l’illustre licence Les Maîtres de l’univers. À l’entrée, un type tout droit sorti des films Mad Max me tend un ticket pour que je puisse participer à l’événement. Une fois à l’intérieur, je dois combattre un énergumène qui ressemble au méchant Pyramid Head de Silent Hill. Non, je n’ai pas pris de drogue. J’ai simplement joué à High On Life 2.
Comme son nom le suggère, High On Life 2 n’est autre que la suite directe de High On Life, le jeu imaginé par le créateur de la série Rick and Morty, connu pour ses armes qui parlent (et jurent beaucoup). Cinq ans après, notre héros est las de son boulot de chasseur de primes. Sauf que la prochaine cible à abattre n’est autre que sa propre sœur, soit de quoi donner du piment à son quotidien. Pour le meilleur, et surtout pour le pire.

La nouvelle arme de High On Life 2 est plus stupide que stupide
Si on retrouve vite ses marques dans High On Life 2, ce nouvel opus introduit des nouveautés majeures pour donner toujours plus d’épaisseur à un gameplay relativement basique (tirer, tirer et… tirer). En l’occurrence, quand on appuie sur la touche qui sert normalement à la course, on sort un skateboard pour se déplacer encore plus vite et grinder à tout-va. Ce moyen de locomotion, non content d’ajouter une dose supplémentaire de cool, rend les affrontements encore plus rythmés et dynamiques. C’est une évolution incrémentale, suffisamment pertinente pour modifier le flow de l’action.
High On Life 2 sera aussi attendu sur son arsenal. Et aux armes déjà connues risque de s’ajouter une ribambelle de nouvelles options pour tuer — et rigoler. Durant environ une heure, on a pu s’amuser avec Sheath, mercenaire qui devient une mitrailleuse avec une sacrée cadence, capable d’envoyer des flèches électriques. Son tir secondaire a plusieurs utilités : attacher plusieurs ennemis ensemble avant de tout faire explorer ; et activer des mécanismes pouvant servir à progresser. Concon et malin à la fois.


Il faut aussi qu’on parle de la fin de la séquence, nous invitant à tuer le boss — un homme politique — dans… les menus du jeu. Étant donné qu’il a la capacité de se rapetisser, cet adversaire atypique tente là de s’échapper par là où il peut. Une opportunité pour créer une course-poursuite saugrenue dans les paramètres, sachant que le boss en question peut appuyer sur différentes options pour faire partir le jeu en sucette (exemple : changer la langue des armes). L’opportunité, aussi, pour les développeurs, d’imaginer plusieurs mini-jeux pour se tirer de cette situation originale, dont un inspiré du tout premier jeu Donkey Kong.
On terminera par évoquer les quelques punchlines entendues çà et là dans High On Life 2. On pense à ce moment où notre cher sénateur nous gratifie d’un joli, « Je suis un homme politique. Je suis déjà mort à l’intérieur », pour nous convaincre de l’épargner. Nul doute que cette suite ira encore plus loin que son prédécesseur pour plaire à des fans acquis à sa cause. Entre l’adoucissement et le too much, Squanch Games a clairement fait son choix. Le rendez-vous est pris pour le 13 février 2026. En attendant, vous pouvez toujours regarder l’immonde film diffusé dans le premier épisode.

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