Ces 5 détails que vous avez manqués avec le vol de la fusée Starship

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Le vol 10 du Starship s’est achevé et SpaceX peut avoir le sourire. La majorité des objectifs a été validée, en particulier les manœuvres les plus importantes. Quelques points ont cependant pu être manqués, ainsi que certaines particularités.

Très attendu, le 10e vol d’essai du Starship a tenu ses promesses. Comme l’a résumé SpaceX dans le bilan initial du test organisé dans la nuit du 26 au 27 août, « tous les objectifs majeurs ont été atteints, fournissant des données essentielles pour éclairer la conception de la prochaine génération de Starship et Super Heavy. »

Le booster Super Heavy est parvenu à faire décoller le Starship avant de rentrer, après une manœuvre contrôlée jusque dans le golfe du Mexique. Seule ombre au tableau : un moteur s’est coupé prématurément. Du côté de l’étage supérieur, il a réussi à aller jusqu’au bout de son vol, malgré des dégâts subis durant le trajet et l’explosion finale.

En attendant une analyse approfondie de SpaceX reposant sur la télémétrie de la mission, quelques éléments peuvent être soulignés.

Premier déploiement spatial pour le Starship

C’est un moment qui aurait pu être occulté par le retour sur Terre du Starship, tant la question de la survie du vaisseau spatial dans les ultimes moments de son périple s’est avérée centrale — ce qui se comprenait, après trois échecs successifs depuis le début de l’année. Si vous l’ignorez, le 10e vol de la fusée géante a été le théâtre d’une grande première.

En effet, SpaceX a enfin pu faire la démonstration du déploiement d’une série de charges utiles depuis la soute du Starship — en l’occurrence, il s’agissait de huit charges simulant huit satellites Starlink. Jamais la fusée n’avait accompli une telle séquence. Celle-ci était censée advenir plus tôt dans l’année, mais les déboires du Starship en ont décidé autrement.

Attention la tête : un simulateur se cogne

C’est une petite collision, heureusement sans gravité, qui a été repérée par des spectateurs attentifs. Durant la phase d’éjection des simulateurs, l’un d’eux s’est visiblement cogné (légèrement) contre la paroi du Starship, au moment de sortir de la soute. Le choc a toutefois été si faible qu’il n’a pas été de nature à abîmer la fusée.

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Sur la capture, on peut distinguer que le simulateur a sa section arrière qui se relève et qui va heurter le bord supérieur de l’ouverture de la soute. // Source : Capture d’écran

Ce petit tamponnage ne semble pas avoir eu lieu lors de la sortie des sept autres simulateurs, même si on ne peut pas en être totalement certain — le flux vidéo mis à disposition par SpaceX pour suivre ce moment s’est en effet parfois coupé, ou a changé d’angle de vue dans le véhicule, empêchant de voir chaque déploiement dans toute sa longueur.

Chorégraphie de moteurs pour le Super Heavy

Nonobstant le moteur de l’anneau central qui s’est subitement éteint peu après le décollage du propulseur Super Heavy, la motorisation — composée de 33 moteurs au total — n’a pas connu de revers. Surtout, l’entreprise américaine a profité du retour du premier étage pour lancer une séquence spécifique de rallumage et d’extinction de certains moteurs.

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Détail des moteurs du Super Heavy : les trois au centre, les dix de l’anneau central et les vingt de l’anneau extérieur. // Source : Elon Musk

Ainsi, la décélération s’est d’abord appuyée sur neuf des dix moteurs disposés sur l’anneau central (le dernier étant resté en panne) ainsi que sur les trois centraux. Puis, le booster n’a compté que sur trois moteurs (deux centraux et un de l’anneau central), avant d’en couper un dernier. Il ne restait alors plus que les deux au centre, avant l’amerrissage.

Une explosion et des flammes

Le retour sur Terre du Starship n’a pas été de tout repos. Pendant la rentrée atmosphérique, la « jupe » qui entourait les moteurs du véhicule a explosé soudainement. On ignore à ce stade ce qui a causé la dislocation de cette section, qui se trouve en bas du vaisseau. Mais cela cependant pas entraîné de dégâts manifestes sur les moteurs.

Cette soudaine dégradation a eu lieu après 47 minutes de vol, quand l’engin se trouvait à environ 90 km d’altitude. Ce n’est pas tout : les ailettes ont aussi eu un sacré coup de chaud à mesure que la densité atmosphérique a augmenté la friction. Sur certains plans, on pouvait observer des zones incandescentes suggérant un départ de feu.

Source : Capture d'écranSource : Capture d'écran
Des points chauds sont apparus sur les bords des ailettes. // Source : Capture d’écran

Un dessin Among Us sur une tuile

C’est une petite facétie amusante, qui a été observée alors que la protection thermique du Starship était installée, mi-août. Parmi les tuiles déposées sur la structure, certaines ont eu droit à un dessin tracé en chassant la saleté se trouvant dessus. C’est ce qu’a révélé Richard Gallagher, un photographe qui se trouvait sur place.

Hélas, le petit bonhomme d’Among Us a de toute évidence été effacé lorsque les tuiles ont été nettoyées avant le vol.

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