Après la peur d’une pénurie critique, les constructeurs européens peuvent enfin souffler

4 Min Read


Le fabricant de semi-conducteurs Nexperia aurait repris ses exportations vers les constructeurs européens. Un véritable soulagement dans une industrie dépendante de seulement quelques acteurs.

Alors qu’elle était plongée dans une nouvelle crise d’approvisionnement de semi-conducteurs, l’industrie automobile européenne semble entrevoir une sortie de tunnel. Le fabricant néerlandais Nexperia, dont le propriétaire majoritaire est le groupe chinois Wingtech Technology, a été au centre d’un différend géopolitique qui menaçait la production de véhicules en Europe. Cependant, les tensions se seraient apaisées, rapporte Bloomberg le 7 novembre.

Pour mémoire, à la fin du mois de septembre, le gouvernement des Pays-Bas avait repris un contrôle partiel de Nexperia par crainte d’un transfert de technologies et d’aspiration des finances par son dirigeant, Zhang Xuezheng. Pékin avait donc rapidement riposté en bloquant les exportations de puces produites par les usines chinoises, coupant une source d’approvisionnement essentielle.

Un apaisement diplomatique salvateur

L’impasse prend désormais fin. Selon Reuters, l’équipementier automobile allemand Aumovio a indiqué le 7 novembre que Pékin avait autorisé la reprise des exportations de puces produites en Chine. Toujours selon l’agence de presse, Volkswagen a de son côté confirmé avoir reçu des premières livraisons de ses précieux composants électroniques.

Production véhicules électriques groupe Volkswagen // Source : groupe Volkswagen
L’usine Volkswagen de Zwickau // Source : Volkswagen

Cette détente fait suite à des discussions intensives, notamment entre le Premier ministre néerlandais, Dick Schoof, et le gouvernement chinois. Le représentant des Pays-Bas salue également la récente rencontre entre le président des États-Unis Donald Trump et son homologue chinois Xi Jinping qui aurait joué un rôle dans l’apaisement des tensions. Si les délais de livraison restent incertains, cet assouplissement est perçu comme un « signal positif » pour le secteur manufacturier européen, souligne Schoof.

Toujours est-il que la situation illustre la vulnérabilité de l’industrie automobile européenne face aux tensions géopolitiques et sa dépendance stratégique aux chaînes d’approvisionnement asiatiques pour des composants essentiels.

Toute l'actu tech en un clien d'oeil

Toute l’actu tech en un clin d’œil

Ajoutez Numerama à votre écran d’accueil et restez connectés au futur !




Source link

Share This Article
Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *