La fusée Firefly a été victime d’une onde de pression fatale

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Le vol funeste de la fusée Firefly Alpha, en avril, a été élucidé. Des correctifs ont été appliqués et l’entreprise Firefly Aerospace a reçu le feu vert pour procéder de nouveau à des lancements.

Un raté, désormais expliqué. Mardi 26 août 2025, l’entreprise américaine Firefly Aerospace a partagé les conclusions de ses investigations sur le vol de la fusée Firefly Alpha qui avait mal tourné, fin avril. La société a procédé aux correctifs qui s’imposaient depuis, ce qui lui a permis d’obtenir le feu vert pour reprendre les lancements.

Que s’était-il passé ? Les premières phases de la mission s’étaient bien déroulées. Après le décollage, le lanceur avait gagné de l’altitude, jusqu’au seuil prévu pour séparer les étages. C’est là que l’incident s’est déclenché : une « rupture » dans le premier étage, « quelques millisecondes » après la séparation.

Source : Trevor Mahlmann / Firefly Aerospace
Une fusée Firefly Alpha. // Source : Trevor Mahlmann / Firefly Aerospace

Conséquence : une « onde de pression a frappé le deuxième étage d’Alpha, entraînant la perte de l’extension de la tuyère du moteur et réduisant considérablement la poussée du deuxième étage ». Malgré tout, l’engin a pu continuer sa route et atteindre une altitude de 320 km, jusqu’à épuisement du propergol. Mais c’était hélas vain.

En effet, si cet étage « a pu retrouver son contrôle d’attitude », il n’avait plus assez d’élan pour réussir la mission : il « était à trois secondes de la vitesse orbitale et à cinq secondes de l’orbite de déploiement de la charge utile cible », note Firefly. Faute d’une célérité adéquate, tout a donc fini par chuter sur Terre, charge utile comprise. Cruel dénouement.

Une chaleur excessive, qui nécessite une protection thermique renforcée

D’où vient cette rupture ? L’enquête de Firefly, menée avec l’appui de la Federal Aviation Administration (FAA), qui régule les activités aérienne aux USA, et l’analyse du comité d’examen indépendant, pointent en direction d’une « chaleur excessive due à la séparation du flux induite par le panache » comme « cause la plus probable de l’accident. »

Cette piste a été soutenue par l’analyse de la télémétrie, des tests au sol après le vol, la vérification par vidéo ainsi que des simulations numériques de mécanique des fluides. En réaction, il a été décidé d’accroitre l’épaisseur du système de protection thermique sur le premier étage et d’opter pour un angle d’attaque moins vif pendant les phases clés du vol.

L’entreprise note des motifs de satisfaction dans cette histoire : le système de sécurité de vol a « fonctionné normalement pendant toutes les phases » et, lors de la retombée des étages, ceux-ci ont fini dans l’océan Pacifique, loin de toute terre habitée. En clair, « le tir n’a présenté aucun risque pour la sécurité publique », malgré son funeste épilogue.

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