Les autorités sud-coréennes ont annoncé avoir procédé à l’extradition d’un ressortissant chinois basé en Thaïlande. L’homme de 34 ans sera jugé pour avoir commandité une vaste campagne de hacking financier. Ses cibles de prédilections ? Des célébrités sud-coréennes, dont le leader du groupe de k-pop BTS, Jungkook.
Jeon. Voilà le surnom avec lequel est identifié le suspect de 34 ans, présenté dans un tribunal de Séoul, le 24 août 2025.
Extradé de Thaïlande quelques jours auparavant, l’homme doit s’expliquer face au juge. Il est accusé d’avoir mené, avec d’autres complices, une immense opération de hacking à but financier qui aurait débuté en août 2023.
À l’époque, le groupe cible le site d’un opérateur de télécoms coréen pour voler les données personnelles de nombreux clients. Parmi eux, des entrepreneurs notoires de la scène tech coréenne, des figures haut placées de grands groupes privés, mais également des célébrités.

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Toutes ces cibles à hauts potentiels financiers ont été visés par le groupe cybercriminel dirigé par Jeon. L’une d’entre elles attire particulièrement l’attention des médias locaux : Jungkook, le leader de BTS, groupe de K-pop mondialement connu.
Sur les réseaux sociaux, les comptes fans du chanteur se félicitent de ce coup de filet des autorités coréennes.
Ouvertures de lignes téléphoniques et tentatives de vols
Pour piéger ses victimes, Jeon et compères ont allègrement exploité les données volées lors de leur cyberattaque d’août 2023. Les informations personnelles en leur possession ont notamment permis d’ouvrir des lignes téléphoniques au nom des victimes.
Une première étape qui a permis au groupe cybercriminel de contourner les mesures de sécurité de certaines banques et de plateformes d’échanges de cryptomonnaies. En tout, l’équipe de hackers de Jeon aurait siphonné 38 milliards de won, soit l’équivalent de 28 millions d’euros.
Pour l’interprète de Dynamite, plus de peur que de mal. Les virements depuis les comptes de Jungkook, qui effectuait alors son service militaire, auraient rapidement été gelés par le système de sécurité du chanteur. Jeon et sa bande n’auraient donc pas pu pousser l’escroquerie très loin, selon les médias sud-coréens.
Une portée internationale
D’après la police coréenne, qui s’est exprimée à ce sujet lors d’une conférence de presse le 25 août 2025, Jeon a reconnu certains faits tout en rejetant l’ensemble des accusations.
Activement recherché pendant de longs mois, le ressortissant chinois avait trouvé refuge en Thaïlande en avril, obligeant les autorités coréennes à solliciter l’aide d’Interpol. Arrêté à peine deux semaines après son arrivée, Jeon a passé quatre mois en attente d’extradition.
La procédure judiciaire vient donc de débuter et la police annonce poursuivre les recherches et l’analyse des preuves contre Jeon pour estimer la véritable ampleur exacte de ses actions cybercriminelles.

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