SpaceX a planifié le prochain vol de son lanceur lourd Starship dans la nuit du 24 au 25 août, près de 3 mois après un neuvième essai qualifié, au mieux, de demi-succès. Comment faire pour suivre l’événement en direct ?
Et de 10 pour SpaceX. L’entreprise d’Elon Musk se remet en selle 3 mois après le neuvième vol de son Starship. Le prochain est programmé dans la nuit du dimanche 24 au lundi 25 août 2025, à 1h30 du matin (heure de France métropolitaine). Tout cela aura lieu depuis la Starbase de SpaceX, à Boca Chica au Texas, mais il sera possible de suivre le décollage via le site de SpaceX, ainsi que sur les réseaux sociaux de l’entreprise, et plus spécifiquement sur le compte X de SpaceX.
L’événement y sera retransmis en direct, même si ce n’est pas toujours le plus confortable pour l’utilisateur. Aucune retransmission sur YouTube n’est prévue.
Ou alors, pour les francophones, il est aussi possible de suivre l’événement commenté sur la chaîne YouTube de Techniques Spatiales, vidéaste spécialiste du sujet.
Le 10ème vol de la fusée Starship en résumé
- Quoi ? 4e vol de l’année pour Starship, et le 10e depuis que la fusée dans sa version complète est disponible.
- Quand ? Le 24 août 2025, à 19h30 heure locale. Pour l’heure de Paris, le 25 août, à 1h30.
- Où ? Le décollage a lieu à Boca Chica, à la Starbase de SpaceX.
- Le programme ? À peu près la même chose que pour les précédents essais, avec le largage de simili-satellites Starlink, et un atterrissage des deux étages sur leurs sites respectifs.
Quelles leçons tirer des précédents essais du Starship ?
SpaceX a précisé qu’il n’y aurait pas de tentative d’interception du booster Super Heavy. À la place, l’étage est censé finir sa course, de manière contrôlée, dans le Golfe du Mexique. Des caméras devraient suivre son retour sur Terre.

Tout cela se produit dans un contexte particulier pour SpaceX. Le prochain vol a été annoncé le jour même où la FAA (Federal Aviation Administration) a annoncé la fin de l’enquête sur la précédente tentative de l’entreprise. L’échec était alors dû à un problème de carburant selon l’administration, ce qui permet à SpaceX de poursuivre sans faire de demande de licence supplémentaire.
Dans le même temps, l’entreprise a publié un rapport détaillant les raisons des soucis rencontrés au mois de mai. Le Starship avait alors gagné de l’altitude de manière incontrôlée, ce qui avait conduit à un retour sur Terre plutôt chaotique.
D’après le rapport, il s’agissait d’un problème de pressurisation sur un des réservoirs de carburant. Lorsque la mise à feu a été enclenchée, les capteurs ont détecté une augmentation du niveau de méthane et une baisse brutale de pression. Les systèmes ont compensé cette baisse en autorisant les moteurs à continuer de tourner à plein régime. Le tout en supprimant la partie censée libérer les satellites.
Arrivé à 59 kilomètres d’altitude, l’engin a perdu contact, puis a fait sa réentrée atmosphérique sans aucun contrôle, avant de finir dans l’océan indien.
Par ailleurs, le rapport renseigne aussi sur l’étage supérieur détruit lors d’un test statique, le 19 juin dernier. Le « Ship 36 » avait explosé durant la préparation du test, en raison d’un réservoir sous pression endommagé. L’entreprise a donc précisé que les prochains seraient conçus différemment, avec une couche externe supplémentaire pour les rendre plus résistants.
Dans tous les cas, après plusieurs échecs partiels lors des dernières tentatives, SpaceX espère cette fois réussir un sans-faute. Le lanceur est toujours prévu pour remplacer les Falcon 9 dans l’envoi de Starlink, sans compter la mission lunaire Artémis 3 programmée pour 2027 et dont la fusée serait une pierre angulaire. Ce qui semble loin d’être gagné actuellement.



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