Pourquoi The Blood of Dawnwalker est bien plus qu’un héritier de The Witcher

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D’anciens membres de CD Projekt Red ont fondé leur propre studio pour créer un RPG. Héritier direct de la saga The Witcher, The Blood of Dawnwalker affiche suffisamment d’atouts pour ne pas être la simple copie de. On l’a vu, à la gamescom.

Pour son tout premier projet, le jeune et fringuant studio Rebel Wolves prend un risque sérieux. Voir des vétérans de CD Projekt Red se lancer dans un RPG orienté action, situé dans un univers de fantasy sombre et porté par un héros charismatique, rappelle quelque chose. Les réfractaires taxeront d’emblée The Blood of Dawnwalker, attendu en 2026, de « The Witcher en moins bien », voire de The Wish-er pour les plus moqueurs. Mais derrière l’éventuel brouhaha médiatique, la réalité est bien plus prometteuse.

À l’occasion de la gamescom 2025, Numerama a pu assister à une longue présentation de The Blood of Dawnwalker. La démonstration consistait à montrer la même quête, mais terminée de deux manières différentes, selon le moment de la journée (le jour, ou la nuit). Un point essentiel sur lesquels insistent les développeurs, et une première idée qui pourrait faire la différence : dans The Blood of Dawnwalker, le temps est une ressource précieuse, et vous n’avez ainsi que 30 jours pour terminer le jeu.

The Blood of Dawnwalker // Source : Bandai Namco
The Blood of Dawnwalker // Source : Bandai Namco

The Blood of Dawnwalker empile les idées pour échapper à l’ombre de The Witcher

La notion du temps, donc, se matérialise par une frise qui avance en fonction de certaines quêtes ou certains accomplissements (l’exploration, elle, reste libre). Coen, le héros mi-homme, mi-vampire, avance avec un sentiment d’urgence, accablé par le tic-tac d’une horloge, sachant qu’il doit sauver sa famille face à un groupe de vampires particulièrement puissants. Charge alors à la joueuse ou au joueur d’articuler son aventure de manière à économiser un maximum de temps.

The Blood of Dawnwalker aura des allures de mille-jeux-en-un

The Blood of Dawnwalker exploite par ailleurs à merveille le potentiel offert par le cycle jour/nuit. Ce qui passe d’abord par la condition du héros. Quand le soleil se lève, il s’appuie sur ses aptitudes humaines, et quelques pouvoirs exclusifs (exemple : la nécromancie, pour parler aux morts). Quand il se couche, sa nature de vampire prend le dessus, et à lui les compétences surnaturelles (marcher sur les murs, se téléporter vers une courte distance, sortir ses griffes), ainsi que la soif de sang. Cette dualité contamine la manière dont les objectifs peuvent être accomplis. Rebel Wolves parle de bac-à-sable narratif, sous-entendu une multiplication des approches possibles.

Ainsi, de nuit, l’entrée dans une cathédrale bien gardée s’est transformée en expérience mêlant infiltration et enquête pour trouver un lieu secret. Le jour, il a fallu enchaîner une suite de quêtes pour arriver au même endroit. Deux salles, deux ambiances. Et si c’est pareil pour tout, alors The Blood of Dawnwalker aura des allures de mille-jeux-en-un, et votre voisin ne vivra pas la même chose en fonction des moments où il fera avancer l’histoire. Une vraie force, au passage, pour la rejouabilité. On peut même envisager un petit côté Die & Retry en fonction de la durée d’une tentative.

The Blood of Dawnwalker  // Source : Bandai NamcoThe Blood of Dawnwalker  // Source : Bandai Namco
The Blood of Dawnwalker // Source : Bandai Namco

Personnage à l’arsenal varié, Coen devra parfois prendre les armes pour se défendre. Sur la partie action, il est difficile de ne pas penser à The Witcher 3: Wild Hunt dans le flow. Mais, fort heureusement, Rebel Wolves a pensé à peaufiner les combats. Le studio a notamment imaginé des parades basées sur la direction du coup reçu. Une fausse bonne idée qui accouche d’un rythme saccadé et trop mécanique. Quand on joue un vampire, on a envie de se lancer dans des affrontements fluides et grisants. À l’écoute des retours, les développeurs ont encore le temps d’ajuster leur copie, en gardant en tête que Coen ne manque pas d’options pour en découdre. Quand bien même elles varient en fonction de l’heure.

Dernier point très, très rassurant : pour un jeu prévu à un horizon encore lointain, The Blood of Dawnwalker affiche déjà un habillage de haute volée. Certaines animations faciales sont encore à revoir (rien d’anormal), mais la qualité graphique et l’assise technique sont bien solides. La ville où se déroulait la séquence était remplie de moments qui donnent de la vie aux environnements (ici des soldats qui frappaient à une porte, là un mendiant qui demandait de l’argent). Le tout avec une direction artistique qui en impose et un héros qui ne souffre pas de la comparaison avec Geralt — ce qui était loin d’être gagné.

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