Lego s’est une nouvelle fois associé à Netflix pour créer des produits adaptés de ses séries. Après Stranger Things il y a quelques années, c’est au tour de One Piece d’avoir droit à sa transposition en briques.
Je n’ai jamais ouvert un manga One Piece. Je n’ai jamais regardé un seul épisode de l’animé. Et je n’ai jamais osé lancer l’adaptation live-action, diffusée sur Netflix. Je sais juste que le héros s’appelle Luffy et a des bras extensibles, et qu’il est question de pirates. Mais j’ai quand même pris beaucoup de plaisir à assembler les produits One Piece lancés par Lego, célèbre marque de jouets de construction.
Officialisés il y a plusieurs mois dans un teasing montrant un chapeau, les sets visent à retranscrire certains lieux et moments emblématiques de la série, qui aura bientôt droit à une deuxième saison — et a déjà été renouvelée pour une troisième.
La gamme permet ainsi d’assembler : le restaurant flottant Baratie (gros morceau à 300 €, qu’on n’a pas eu entre les mains), la bataille d’Arlong Park, le chapiteau de Baggy le Clown, le bar du village de Fuschsia et, bien sûr, le bateau pirate Vogue Merry. Le tout est assorti d’une ribambelle de figurines à l’effigie des héros et des méchants. Comme on peut s’y attendre, l’univers One Piece au format Lego est mignon. Entre les couleurs et les quelques mécanismes qui permettent d’assurer une jouabilité, les petits et grands (fans) s’y retrouveront sans souci. Il y a même un petit easter egg bien pensé qui lie l’ensemble des produits.

Oui, il y a une chasse aux trésors dans les Lego One Piece
Pour épouser au mieux le lore de One Piece, les designers Lego ont pensé à intégrer des affiches d’avis de recherche dans tous les sets. Il y en a huit différentes et, bien sûr, elles sont réparties dans les boîtes de manière totalement aléatoire. Plus le produit est cher, plus vous en recevrez. Par exemple, il n’y en a qu’une dans le bar du village de Fuschia (à 30 €) mais quatre dans le bateau Vogue Merry (à 130 €). En construisant quatre sets, j’ai obtenu dix posters, dont sept différents. Pour tout obtenir, il faudra certainement procéder à des échanges avec d’autres collectionneurs.


Comme toujours avec Lego, ce sont davantage les figurines qui brillent, particulièrement les méchants. Ils arrivent à être adorables, que ce soit Baggy le Clown ou Arlong (qui n’est vraiment pas très beau dans la série). Lego est allé jusqu’à attribuer les caractéristiques propres à certains personnages, comme les bras qui s’allongent de Luffy, les multiples sabres de Zoro (il peut en porter trois à la fois, dont un avec la bouche) ou le costume impeccable de Sanji, le cuisinier. Le casting est reconnaissable au premier coup d’œil, et vous aurez en prime une belle collection de chapeaux de paille. Autre bon point : Lego propose parfois différentes versions d’un même personnage, avec des détails, en veux-tu, en voilà, grâce à de belles tamponographies (y compris sur les bras et les jambes).
On sera un peu moins dithyrambiques sur les quelques bâtiments fournis. Afin de conserver une grille tarifaire acceptable, Lego n’est pas monté trop haut dans l’inventaire de pièces, ce qui limite forcément les possibilités en termes d’échelle et d’aménagement. On se sent ainsi à l’étroit au sein du bar du village de Fuschsia, tandis que le QG de Baggy le Clown manque clairement de prestance. Arlong Park s’en sort un peu mieux et, en prime, peut être explosé en plusieurs morceaux en quelques secondes (de quoi offrir un peu d’arguments ludiques aux plus jeunes).
Bien positionné au niveau du prix, le Vogue Merry est bien plus ambitieux (près de 1 400 pièces). Surtout, les designers n’ont rien oublié en route : de l’ancre à jeter à la mer aux voiles (qui sont en plastique), en passant par la figure de proue en forme de bélier. Si, de loin, le bateau emblématique peut paraître un peu petit, ce qui est en totale adéquation avec le fait qu’il est une caravelle, il est suffisamment grand pour proposer quelques secrets (y compris un canon bien dissimulé) et pièces de vie (cabine, cuisine, atelier). La taille est en tout cas suffisante pour accueillir l’équipage. À savoir : Luffy (qui peut squatter la figure de proue), Zoro, Nami, Usopp et Sanji. L’ensemble donne vraiment une belle pièce, y compris à exposer.


La construction des sets Lego est simple et plutôt plaisante grâce au festival de couleurs proposé et aux petites techniques qui agrémentent les mécanismes. Il est simplement dommage de constater que, une fois encore, les planches d’autocollants sont généreuses. Leur application reste délicate pour les plus jeunes, sans compter la durabilité à long terme (surtout si on joue avec). Tout tamponographier coûterait plus cher, mais le résultat et l’expérience en sortiraient grandis.

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